02.12.2007

Correspondance de "par-là"

 Lorsque Xian ou Gérard de Villiers ont utilisé des petites bonnes philippines dans quelques aventures moyen-orientales on cria, en Europe bien pensante, au scandale, ... il est temps d’en revenir aux idées claires : Xian vous découvre le monde et Henri raconte des histoires, surprise ; ce sont celles du monde très ordinaire qui est le nôtre ! D’un scripteur de par-là ...

Bonnes à tout faire dans le monde arabe : étrangères et domestiques

(les illustrations de cet article se retrouvent chez hhtp:xianhenri.be)

  Amour partagé (dessin de presse marocain)(Ce qui ne modifie pas essentiellement la réflexion homme - femme)

La présence, nuit et jour, de jeunes bonnes dans l'intimité des familles qui les emploient ne va pas sans créer toutes sortes de problèmes. Le quotidien électronique Elaph a ainsi publié récemment une enquête au titre racoleur : Le sexe, fonction secrète de la domestique dans le Golfe الجنس وظيفة سرية للخادمة في الخليج ). Tirant la sonnette d'alarme quant aux conséquences sur l'éducation des enfants livrés à des femmes étrangères, en majorité non musulmanes, peu éduquées et même analphabètes, l'article évoquait également, sans dire vraiment à qui en revenait la faute, les services sexuels rendus par ces bonnes à tout faire. Selon une statistique, reprise sur de nombreux forums internet féminins du Golfe, les "bonnes", qui pour les deux tiers d'entre elles n'ont pas 30 ans, accepteraient pour 59% d'entre elles selon les termes de l'enquête "d'entretenir des relations sexuelles avant le mariage"...

Toujours dans cet article, une sociologue des Émirats expliquait, non sans malice, que les maîtresses de maison veillent souvent à choisir des employées qu'elles considèrent moins attirantes qu'elles-mêmes, ce qui n'est pas toujours du goût de leur mari ! Un peu plus loin, M. Zayyât, spécialisé dans la fourniture de personnel de maison, indiquait que, pour les mêmes raisons, les Asiatiques ont la préférence des femmes alors que les hommes penchent davantage pour de "jolies Libanaises, chrétiennes de préférence, ou [au moins] des Marocaines" ! Il faut à l'évidence faire la part des fantasmes car il est proprement inimaginable que des Libanaises, de confession chrétienne qui plus est, travaillent dans les pays du Golfe pour de tels salaires, en tout cas pas pour ce type de services !

Néanmoins, le marché des tâches ménagères n'est pas totalement réservé aux étrangères et la contribution active d'une main-d'oeuvre domestique, ou plus exactement en provenance du monde arabe, est très souhaitée. Il suffit d'ailleurs de lancer une requête sur Google pour trouver rapidement des annonces rédigées dans un arabe pas toujours très assuré et accompagnées de portraits tels que celui qui figure ci-dessous :


السلام عليكم
جمعية متوفرة على يد عاملة جد مهمة لدينا فتيات مغربيات راغبات في العمل في احدى دول الخليج الى من يهمه الامر الاتصال بينا العرض جاد و مهم شكرا
Traduction : Que la paix soit sur vous ! Association disposant de main-d'oeuvre très importante [l'association]. Nous avons de jeunes Marocaines désireuses de travailler dans un pays du Golfe. Pour ceux que la question intéresse, contactez-nous. Offre sérieuse et importante.

Il ne s'agit pas toujours d'initiatives privées car certains Etats aimeraient bien développer des échanges entre populations sur une plus grande échelle. A la fin du mois de mai dernier, un protocole d'accord entre l'Egypte et l'Arabie saoudite a ainsi suscité de violentes réactions au Caire. Certainement animée de bonnes intentions, la ministre du Travail, Mme Aisha Abdel Hady, avait prévu avec ses homologues saoudiens l'envoi, sur une dizaine d'années, de quelque 120 000 "jeunes égyptiennes" (moins de 30 ans) pour travailler auprès des personnes âgées, dans les salons de coiffure et naturellement dans les maisons...

Certains en Egypte ont réagi avec humour, en publiant dans le bien nommé journal d'opposition
الكرامة (La Dignité) une petite annonce pour embaucher une bonne saoudienne "anglophone et bien éduquée". Mais, en général, la nouvelle, comme le révèlent les commentaires accompagnant cet article en anglais, a surtout provoqué consternation et fureur. Moins à cause des salaires proposés, pourtant assez médiocres (800 rials, à peine 200 dollars) que pour défendre l'honneur national menacé par le sort probable de nombre de ces jeunes filles envoyées sans protection familiale derrière ces murs où elles auraient à travailler de jour comme de nuit...

Pourtant - heureusement oserait-on dire -, la sexualité hors mariage n'a pas nécessairement pour seul exutoire le secret des foyers domestiques. Les hôtels de luxe servent de lieu de rencontre pour la prostitution de haut vol. En Syrie, où l'on est moins hypocrite qu'ailleurs apparemment, la presse parle ouvertement de "prostitution 5 étoiles" (دعارة خمس نجوم في سورية). La clientèle moins fortunée trouve son plaisir ailleurs, notamment dans les salons de massage qui offrent des soins spéciaux même si la législation, souvent récente d'ailleurs, impose désormais une sévère séparation des sexes.

A Dubaï, l'année dernière, ce sont quelque 35 salons qui ont été sanctionnés pour avoir contrevenu à la loi faute, ont affirmé les gérants, de professionnels masculins en nombre suffisant ! La situation est pire encore en Jordanie où la presse parle de 45 établissements fermés dans le "Grand Amman" pour les seuls cinq premiers mois de l'année 2007 !

Et dans ce secteur d'activité également, la concurrence entre main-d'oeuvre étrangère et domestique est sévère. On parle de plus en plus de professionnelles chinoises entrées dans le monde arabe avec de simples visas touristiques... Leur présence dans la région mettra-t-elle en péril les quelque 35 000 Marocaines qui, à en croire Hespress (une publication électronique marocaine en arabe dont est tirée l'illustration de ce billet), exercent pour la plupart leurs talents "d'artiste" dans les clubs jordaniens ?

Cela paraît peu vraisemblable tant le Maroc, dont nos médias vantent le décollage économique à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy, est un pays qui, même face à la compétition chinoise, reste très compétitif dans ce domaine. Selon une étude réalisée en 2005 par l'Unicef (citée dans un article en arabe d'Al-Arabeyya), 800 000 enfants - sur une population totale de 30 millions d'habitants - ne fréquentent pas l'école et 600 000 d'entre eux, entre 7 et 14 ans, travaillent. Même si le gouvernement marocain vient (enfin) d'adopter une législation réglementant le travail domestique, c'est bien le terreau sur lequel prospère le négoce des petites bonnes dont le savoir-faire et le dévouement sont tellement appréciés dans les autres pays arabes, plus favorisés économiquement.

Au point de faire dans nombre de pays arabes - voir par exemple cet article sur le site Elaph - du qualificatif de "marocaine" un synonyme de "prostituée". Juste retour des choses : dans le jargon professionnel de la prostitution maghrébine, un "saoudien", selon M.-E. Handman et J. Mossuz-Lavau (La prostitution à Paris, 2005), c'est un "client" !
  

08:38 Écrit par Henri Belle dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

15.11.2007

Reprise

Intemporels, feuilleton roman épistolaire, les amours démentes d’une groupie et d’Henri Belle, écrivain fétiche aux éditions du Soleil.

 

Le feuilleton est repris sur http://xianhenri.be/feuilleton/Intemporels.htm

 

06:40 Écrit par Henri Belle dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

27.09.2006

Cela aurait dû rester confidentiellement chez Henri Sim

Ma nuit a été agitée.  Je me suis vu le matin, m’observant dans le miroir de ma salle de bains, j’étais Henri Sim fumant la pipe.  J’ai voulu passer les manches de mon blouson de cuir fourré, souvenir de mon temps d’aviateur avec Véronique Jeannot mais un coup d’œil rapide à travers de la bay-window me fait découvrir une Meuse qui coule chaude entre ses berges. Une péniche irrespectueuse des heures de la batellerie (trois vantelles ouvertes à La Plante et deux aux Grands Malades) fend lentement les eaux étrangement calmes du fleuve. Un photographe y aurait vu un vieillard, promenant son caniche sur la berge, je n’y vois que présages à ce que l’on me casse les pieds encore un peu plus ! Déjections canines et rats musqués, pollution des eaux qui sortent de la centrale nucléaire de Chooz pour pénétrer celle de Tihange.

 

Henri Sim ne reviendra pas cette année, ses kidnappeurs ont la persévérance de ceux de Betancourt.  Et Liège veut ressembler à New York, Wandre à Soho, Herstal haut à Silicone vallée. C’est le régulateur de vol qui l’a dit : là où, je dois trouver la bibliothèque Simenon, je découvre une pauvre bâtisse vouée à la fonction de mosquée, religion en expansion. Devenez imam, emploi assuré. 

 

Tout à fait pareil pour Henri Belle !

 

Des raisons techniques empêchent la publication de cette aventure pour l’instant... Vous trouverez momentanément un peu de lecture quotidienne chez http://jemappellehenri.skynetblogs.be/ ou des lectures anciennes ... http://petitedetente.skynetblogs.be/post/3720330/oublicat... bientôt sur le web avec liens ad hoc...

08:21 Écrit par Henri Belle dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : colmar |  Facebook |

19.06.2006

A la rentrée, qui sait ?

Écrire un feuilleton n’est pas un exercice pénible, c’est faire plaisir au lecteur et se faire plaisir mais lire un feuilleton est plus délicat, il faut s’y astreindre quotidiennement, à peine de sombrer dans l’incompréhensible. Se relire, quelle catastrophe, sur ces blogs, merveilleux outils mais qui vous placent la tête à l’envers dans un monde sans dessus dessous et sans dessous, c’est grivois...

Il est donc possible d’obtenir les textes par chapitres entiers voir par épisodes ou livres entiers si vous le souhaitez en le demandant à xian@xianhenri.net.

 

Lundi ... au soleil ... vont-ils découvrir d’autres lumières ?

Il faudrait relire le Rendez-vous de Colmar et les lettres de Henri à Elisa ...

Il faudrait résumer et reprendre...

Une trilogie ?

Qui sait ? A la rentrée ?

16:37 Écrit par Henri Belle Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |

16.06.2006

 

C'est en revenant du cimetière que j'ai pensé qu'il fallait l'écrire.
Tout avait été rêvé.       
Et pourtant, tout avait déjà été vécu.     
Oui, nous avions rendez-vous, souvent, dans cette petite maison, près de la grand’route. Souvent, généralement, trois fois par semaine ... 
Lundi par exemple ...     
Lundi prochain ...

14:43 Écrit par Henri Belle Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

14.06.2006

Que dites-vous ?

Tant d’histoire et d’espoirs comprimés entre deux couvertures cartonnées, pas même une belle reliure peau de porc avec dorures aluminures, tranche argentée...

Les mots de Georges Brison ont détonné comme les trompettes de Jéricho ou les foudres du jugement dernier.

 

Georges l’a vue tressauter, des fils châtain aux boucles blondes, il descend au sourcils à courbure heureuse, si différente de la moue du visage mouvant d’instant en instant, moments de tristesse de joie alternés, les yeux, gris bleus verts rieurs moqueurs tendres tristes, nez, Samantha, boule non honnête, un néonète long un peu large du bout, lèvres délicates intérieur cerise elle bouge elle parle que dit-elle ?

 

— Que dites-vous demande Elisa redescendant tout le monde sur terre.

 

09:19 Écrit par Henri Belle Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

05.06.2006

Lundi onze heure trente

Les aventures ci-dessous peuvent être lues « par chapitre » dans l’ordre normal de lecture en faisant la demande à l’auteur qui vous les fera parvenir directement dans votre boîte à lettres. L’aventure est un ouvrage de fiction où chacun peut se retrouver. Comme dans la vie, les situations peuvent être tendues, horribles ou merveilleuses. Pour écrire directement à l’auteur : Xian@xianhenri.net

 

 

Lundi onze heure trente. Avec amabilité, le libraire de la rue Genoux répond à Elisa que le livre doit se trouver par là. Il indique des tréteaux sur la gauche. Elisabeth Kubly se dirige vers l’endroit désigné, l’ouvrage est niché en dessous d’une pile de comics Marvel, dérangés certainement par de jeunes lecteurs.

 

Georges range les nouveaux Hatier dans la colonne coulissante tout en observant la jeune cliente qui tourne les pages du livre qu’elle vient de prendre. Des hauts talons, cela devient rare, il pense à Bambi, des jambes joliment tournées dans une insaisissable soie, une main s’y aventurerait que ces anguilles là ne se laisseraient pas capturer. Sent-elle son regard, elle frissonne.

 

Le libraire se hâte de détourner la tête et de reprendre une pile de revues qu’il faut réinstaller convenablement sur l’avant-comptoir.

 

— J’en ai d’autres du même genre, aventure et histoire, voulez-vous voir par ici, dit-il à la visiteuse qui semble ne pas avoir trouver de livre à son goût.

 

 

Posté par Marguerite Duvernois

pour la mise en page d’un texte rédigé par Xian.

 

08:30 Écrit par Henri Belle Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |